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Communiqué FNPPSF : les récentes mesures européennes concernant le « bar »

 

Les fédérations signataires de la charte, dont la FNPPSF, tiennent à préciser leur position et à rappeler les deux mesures qui sont indispensables pour reconstituer les stocks de bar actuellement menacés :

La généralisation d’une taille minimale de capture de 42cm pour tous les pêcheurs européens, professionnels ou amateurs.

L’interdiction totale de pêche pendant la période de reproduction, sur toutes les zones et pour tous les métiers.

La FNPPSF tient à réaffirmer par ailleurs son opposition catégorique à un quota journalier de pêche du bar ou de toute autre espèce. Une telle mesure serait injuste, inutile et dommageable pour toutes les filières concernées.

Injuste car la particularité de la pêche de loisir du bar est d'être très aléatoire. Il est injuste et stupide de priver de sa pêche un passionné réussissant à capturer quelques poissons lors d'une rare journée favorable.

Inutile car une telle mesure pénaliserait surtout l’immense majorité des pêcheurs de loisir qui pratiquent leur passion avec responsabilité.

D’autres moyens plus ciblés et plus efficaces existent pour lutter contre le braconnage. Il suffit de les mettre en place !

Dommageable car les pêcheurs de loisir contraints à une telle restriction seraient nombreux à abandonner leur passion. Il en résulterait inexorablement de graves conséquences économiques pour toutes les filières concernées : nautisme, matériel de pêche, équipements, restauration, hébergement...

Dans un esprit constructif, les représentants des fédérations ont déclaré qu'ils n'étaient pas opposés à une mesure consistant à instaurer un quota annuel ou éventuellement mensuel. Une telle limitation, pour être efficace et ne pas pénaliser les pêcheurs responsables, devra être établie dans l’unique objectif de permettre de mieux combattre et de sanctionner les pratiques abusives. Les fédérations réclament régulièrement que la minorité de pêcheurs braconniers, bien connus des autorités, soient poursuivis avec la plus grande fermeté dans le cadre des conventions prévues à cet effet.

 En outre, les fédérations représentatives des pêcheurs de loisir réclament la poursuite des travaux entrepris dans le cadre de la Charte pour une pêche de loisir éco-responsable. Nous demandons notamment la mise en place d’une déclaration gratuite et obligatoire pour tous les pêcheurs de loisir.

La FNPPSF et les autres fédérations signataires de la charte tiennent à rappeler que les chiffres sur lesquels la commission européenne s’appuie pour élaborer ses mesures sont antérieurs à 2012. Depuis cette date les pêcheurs de loisir ont accepté une taille minimale de 42cm se traduisant selon les zones par une baisse de capture de 40% à 60%.

Nos adhérents, mais aussi tous les pêcheurs amateurs en mer, ne comprendraient pas d’être à nouveau pénalisés après les efforts qu’ils viennent de consentir ...

La FNPPSF regrette l’attitude des certains élus qui encouragent les pêcheurs professionnels à ne pas accepter les récentes mesures d’urgence prises par la Commission européenne pour protéger le bar pendant la période de reproduction.

Celles-ci devraient, au contraire, être généralisées à tous les métiers de la pêche et à toutes les zones. A son initiative, la FNPPSF appelle, comme elle l’a déjà fait les années précédentes, tous ses adhérents et tous les pêcheurs récréatifs du bord et en bateau à ne pas pêcher le bar du 21 janvier au 30 avril 2015.

Communiqué FNPPSF du 19 janvier 2015

Jean KIFFER

Président de la FNPPSF

Les ligneurs bretons, une voix discordante sur le bar

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

La décision de la Commission Européenne d'interdire aux chalutiers pélagiques de pêcher le bar en Manche du 1er janvier au 30 avril est tombée il y a quelques jours, laissant toute une profession sous le choc.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Cette pêcherie du bar au chalut pélagique est d’un développement récent et avant 1995 les captures n’étaient que marginales. Comment expliquer que, sur cette période, seule la France ait autorisé et encouragé le développement de cette flottille opérant sur la ressource « bar » exclusivement pendant la période de reproduction ?

Dans le même temps, les autres Etats faisaient tout pour brider cette activité, allant même jusqu’à en interdire la pratique à leurs ressortissants ? Il tombe sous le sens que pêcher un poisson sur ses frayères c’est un peu couper la branche sur laquelle on est assis. Comment espérer une belle récolte si on ne laisse pas l’arbre fleurir ?

Et pourtant il y en a du monde sur cette branche : les ligneurs excessivement dépendants de l’espèce, mais aussi les fileyeurs, les chalutiers traditionnels, la pêcherie de loisir dont on sait les retombées économiques vitales pour toute l’économie littorale...

Cette mesure d’interdiction prise dans l’urgence ne constitue que la première salve d’une série de mesures dont on sait qu’elles vont être douloureuses pour toutes les parties prenantes.

Elle traduit la faillite d’un système, et si la Commission Européenne se résout à prendre une décision aussi radicale sur une espèce dont la gestion est normalement déléguée aux pavillons nationaux, c’est précisément parce que les états nationaux ont échoué dans cette obligation de gestion. La France porte une lourde responsabilité dans cet échec.

Le système de gestion à la française dit de co-gestion est pourtant un dispositif efficace ayant donné sur la plupart des espèces des résultats performants : quoi de plus judicieux que de confier aux pêcheurs la prise de décisions ensuite validées par les services de l’Etat ? Qui mieux que le pêcheur est capable d’identifier les limites à ne pas dépasser, pour rapidement mettre en œuvre leurs mesures d’autorégulation avec une efficacité prouvée ?

Pourtant dans le cas du bar ça n’a pas marché !

Ca n’a pas marché parce que très rapidement, les représentants du segment le plus productiviste des pêches professionnelles ont phagocyté les instances décisionnelles, bloquant toute décision courageuse, et initiant années après années les seules mesures favorisant leur prise de profit immédiat sans la moindre considération pour les impératifs de préservation des ressources.

Ce fiasco dans la gestion du bar, c’est la faillite d’un système de représentation professionnelle qui n’a pas su s’appuyer sur une composition paritaire des différentes composantes de la pêcherie. Un système qui n’a pas su associer scientifiques, pêcheurs de loisirs, ONG, élus politiques à un défi qui nous intéresse tous.

Alors quand nos représentants professionnels poussent leurs cris d’orfraie, dénonçant des mesures aux conséquences dramatiques, nous les renvoyons à leur propre responsabilité. Elus présidents de toute une communauté, ils auraient dû défendre les intérêts de tous. Au lieu de cela, ils ont servi les seuls intérêts de leurs électeurs, avec un parti pris coupable et une vergogne sans pareille. Le travers sans doute d’un système électif uniquement fondé sur une représentation syndicale, naturellement plus à l’aise dans la négociation sociale que sur ces enjeux de gestion des ressources halieutiques.

 

Les stocks de bar sont en danger… L’Europe prend des mesures d’urgence…

 

Repos biologique du bar 

La commission européenne vient d’interdire la pêche du bar au chalut pélagique du 20 janvier 2015 au 30 avril 2015. Cette mesure est un grand pas en avant pour la protection de cette espèce.

Mais pourquoi ne pas avoir étendu cette mesure à toutes les zones et à tous les métiers de la pêche ?

Nous craignons que cette situation engendre des reports aux conséquences désastreuses.

La FNPPSF appelle donc tous ses adhérents et tous les pêcheurs plaisanciers sportifs ou récréatifs à ne pas pêcher le bar du 20 janvier au 30 avril 2015.

 

                                                                                                                                   Communiqué FNPPSF

Le Marin titre: L’Europe va fermer en urgence la pêche du bar au chalut pélagique

 La confirmation officielle n’arrivera qu’à l’issue d’une réunion à Bruxelles, vendredi 16 janvier. Mais il semble certain que la Commission européenne imposera, à partir du 21 janvier au plus tard, une mesure d’urgence de fermeture de la pêche du bar au chalut pélagique, jusqu’à la fin avril.

Ce vendredi, a lieu une réunion du comité de la pêche et de l’aquaculture, instance qui réunit les représentants des ministres de la Pêche et les représentants permanents des États membres auprès de l’Union européenne. Elle doit discuter d’une proposition de règlement d’exécution, transmise aux États membres le mercredi 14.

La Commission va ainsi accéder à la demande adressée par le Royaume-Uni le 19 décembre. Elle va même plus loin que cette demande, qui ne portait que sur les frayères en Manche ouest (zone Ciem VIIe). Elle propose en effet que la pêche au bar au pélagique soit interdite dans une très grande zone nord, incluant toute la Manche, la mer Celtique, la mer d’Irlande et le sud de la mer du Nord.

Pour l’instant, la Commission ne viserait que la pêcherie pélagique. D’autres mesures visant les autres métiers de pêche professionnelle et un encadrement des captures de la pêche plaisance seraient discutées plus tard.

Les plaisanciers sont pour le repos biologique, on ne pêche pas le bar du 1° février au 15 mars depuis 2009!

 Nous démentons ce qui est écrit dans l'article de la Manche Libre du 8 janvier.

Rétablissons la vérité:

2009: Les plaisanciers sont pour le repos biologique, on ne pêche pas le bar du 1° février au 15 mars, c'est une recommandation forte des fédérations de pêcheurs de loisir, et elle est respectée!

2012: Les fédérations de pêcheurs de loisir ont demandé et obtenu la passage de la taille minimale de capture du bar de 36cm à 42cm, nous demandons à ce qu'elle soit appliquée par tous! Comment accepter de pêcher un poisson qui ne s'est jamais reproduit? C'est "tuer la poule dans l'oeuf'!

Nous demandons l'arrêt de la pêche intensive du bar sur les frayères depuis plus de quinze ans! L'association des pêcheurs plaisanciers du Cotentin s'y est toujours fermement opposée!

La proposition de quota à un bar par jour et par pêcheur de loisir est une mesure "irréfléchie", elle pénalise le pêcheur occasionnel et ne règle en rien le problème de la ressource.

2011: Nous avons accepté par la signature de la "charte pêche de loisir" pour une pêche durable et respectueuse de la ressource, la mise en place de mesures prises dans la concertation pour les espèces menacées et sous plan de reconstitution au niveau Européen! Voir par ailleurs les limitations de capture pour le cabillaud et la sole.  

Limitation des captures de cabillaud et sole pour la pêche de loisir embarquée

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