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Le Marin: Bar : le Comité national des pêches pour une taille minimale de 40 cm

Parmi les diverses mesures proposées, les bolincheurs ne pourront pas dépasser les 25% de captures par marée.

Pour la deuxième fois en dix jours, la commission bar du CNPMEM s’est réunie, le lundi 20 octobre à Paris. À l’ordre du jour, la définition d’une position commune de l’organisation professionnelle sur les mesures à prendre pour cette espèce.

Les scientifiques du Ciem (Conseil international pour l'exploration de la mer) ont préconisé une baisse des débarquements en 2015 de 80 % pour la zone nord (Manche, mer du Nord et mer Celtique) et de 20 % pour le golfe de Gascogne. Le CCR (comité consultatif régional) des eaux occidentales nord doit discuter de ces propositions, ainsi que de toutes les flottilles concernées, pour aboutir à des décisions lors du conseil européen de décembre.

Lors d’une première réunion, le vendredi 10, la commission bar avait demandé à la direction des pêches de chiffrer les conséquences, toutes douloureuses, de plusieurs scénarios.

À l’arrivée, la principale décision prise est de demander une augmentation de la taille minimale de capture à 40 cm, pour tous les métiers et dans toutes les zones concernées par cette espèce. Une position médiane entre ceux qui voulaient en rester à 38 cm (dont les ligneurs, qui seront parmi les plus touchés) et les tailles bien plus importantes préconisées par d'autres pays (42 cm au Royaume-Uni, par exemple).

Par ailleurs, le CNPMEM préconise notamment une augmentation de la période d’arrêt de la pêche à 1 mois entre le 1er janvier et le 31 mars pour les chalutiers pélagiques, ainsi que pour les chalutiers de fond et fileyeurs ciblant cette espèce. Les autres métiers, comme les bolincheurs, ne devront pas dépasser les 25 % de captures par marée. Il demande aussi la mise en place d’un système d’AEP (Autorisation européenne de pêche) et estime que la contribution que la pêche professionnelle consentira devra être « accompagnée d’un effort équivalent de la part de la pêche récréative ».

Commentaire CPML50: Nous pêcheurs de loisir en acceptant le passage de la taille minimale de capture du bar de 36cm à 42cm , avons réduit nos captures de  bar de 30% ! Nous ne pêchons plus le bar du 1° février au 15 mars!

Nous demandons toujours une même taille minimale de capture pour tous ainsi qu'un arrêt de la pêche industrielle sur les frayères! Que  le résultat de ces efforts soit mesuré avant la mise en place de toute autre mesure! 

 

Le Marin Gestion du bar : les positions des ligneurs et des plaisanciers

Les ligneurs bretons suggèrent une hausse progressive de la taille de capture. (Photo : Solène Le Roux)

Face à l'urgence de mettre en place des mesures de gestion pour le bar en Europe, les ligneurs, comme les plaisanciers, ont fait connaître leurs positions, tandis que le Comité national des pêches et des élevages marins (CNPMEM) doit bientôt faire part de sa proposition.

L’association des ligneurs de la Pointe de Bretagne demande ainsi, dans un courrier au CNPMEM, un arrêt biologique appliqué à tous d’un mois au minimum sur février-mars ; l’interdiction de la pêche sur frayères ; et des efforts de sélectivité pour chaque métier. Pour les ligneurs, il s’agirait de limiter le nombre d’hameçons. Et pour les chaluts pélagiques, GOV (grande ouverture verticale) ou la senne danoise, ils suggèrent plutôt une limitation de capture hebdomadaire. Quant aux métiers moins sélectifs (fileyeurs ou chalutiers de fond), ils proposent une interdiction plus longue durant le frai ou une taille minimale de capture plus forte. Mais pour l’association, « un passage brutal à 42 cm serait fatal à certaines flottilles localement très dépendantes de poissons de petites tailles », et elle suggère une progressivité avec un premier palier à 38 cm.

De leur côté, les fédérations de pêche de loisir réunies dans l'AF3P (Alliance française pour la promotion de la plaisance et des pêches de loisir en mer) souhaitent que la taille minimale de 42 cm qu'elles se sont imposées soit appliquée aux professionnels. Et elles réitèrent leur demande d'interdiction des pêches sur frayères.

BAR: Communiqué des fédérations de pêcheurs de loisir

Les plaisanciers sont conscients des difficultés liées à l’espèce bar et l’ont clairement exprimé depuis de nombreuses années.

En 2000, les fédérations françaises de pêcheurs de loisir (FNPPSF et FFPM) déposaient  déjà un manifeste à Bruxelles demandant l’interdiction des pêches intensives sur les frayères.

Elles souhaitent par ailleurs la mise en place de tailles biologiques pour toutes les espèces,  applicables à tous au niveau français et européen.

Dans cet esprit, elles ont accepté un passage de la taille minimale de capture à 42cm pour le bar. Pourquoi cette taille n’est-elle pas, à ce jour, appliquée aux pêcheurs professionnels ?

Ces deux mesures sont prioritaires et doivent être généralisées au niveau français et européen. Elles doivent être mises en place le plus rapidement possible et leurs impacts doivent être évalués avant toutes autres nouvelles mesures.

                                                            Communiqué AF3P  ( FNPPSF, FFPM, FCSMP)

AF3P : Alliance Française pour la Promotion de Plaisance et des Pêches de loisir en mer

A noter:

Le passage de la taille minimale de capture du bar de 36cm à 42cm revient à réduire les captures effectuées par  la pêche de loisir de 30%.

Le repos biologique est préconisé par la FNPPSF depuis plusieurs années les pêcheurs de loisir ne pêchent plus le bar du 1° février au 15 mars.

Le Marin Gestion du bar : plusieurs scénarios à l’étude au CNPMEM

Avec près de 5 000 tonnes débarquées, la France pèse environ 75 % des captures professionnelles de bar au niveau européen. (Photo : Lionel Flageul)

Suite aux avis scientifiques très préoccupants émis par le Ciem (Conseil international pour l'exploration de la mer) pour le bar, des mesures doivent être rapidement proposées au niveau européen. Le Ciem préconise en effet une baisse des débarquements en 2015 de 80 % pour le bar de la zone nord et de 20 % pour le bar du golfe de Gascogne.

« Consciente de l’urgence de la situation », la commission bar du Conseil national des pêches (CNPMEM) s’est penchée ce vendredi 10 octobre sur différents scénarios de réduction de l’effort de pêche. Scénarios qu’elle a transmis à la DPMA (direction des Pêches maritimes et de l’Aquaculture) afin qu’elle en chiffre rapidement les conséquences, pour « pouvoir, en toute connaissance de cause, faire une proposition vigoureuse équilibrée et volontariste ».

Cette proposition sera transmise au CCR (comité consultatif régional) eaux occidentales nord et portée à la connaissance de la Commission européenne, qui réclame des propositions avant décembre. Le CNPMEM souhaite « que la contribution qu’elle consentira soit accompagnée d'un effort équivalent de la part de la pêche récréative ». La pêche de loisir pèserait en effet près de 30 % des captures de bar en Europe.

Le CNPMEM rappelle qu’il avait demandé dès 2012 à la Commission de mettre sous quotas cette espèce. La même année, il a mis en place en France une licence pour la pêche du bar afin d’en encadrer l’effort de pêche.

CNPMEM: Comité National de la Pêche en Mer et des Elevages Marins.

 

MAQUEREAU : Les membres du Comité sont excédés des contrôles à répétition et des avertissements non justifiés

Le CA du Comité 50 s’est réuni à Granville le 6 octobre 2014.

MAQUEREAU : Les membres du Comité sont excédés des contrôles à répétition et des avertissements non justifiés qui se succèdent depuis une quinzaine de jours concernant la pêche du maquereau. C’est un avis ministériel publié au JO le 18 septembre qui a semé la confusion. Cet avis précise que le quota de maquereau est atteint pour une catégorie de professionnels, les non adhérents à une organisation de producteurs. La pêche du maquereau est cependant toujours possible pour les pros adhérents à une OP.

Quid de la pêche de loisir ? Une note de service de 2007 émanant de la Direction des Pêches du Ministère (DPMA) est pourtant très claire à ce sujet ; elle dit :

« La fermeture totale d’un quota doit s’entendre comme s’appliquant à tous les prélèvements, y compris ceux de la pêche non professionnelle. A l’inverse, la fermeture partielle d’un quota ne concernera que les professionnels visés par cette fermeture (les non adhérents aux organisations professionnelles par exemple), et non les plaisanciers. »

Par conséquent, la pêche du maquereau par les plaisanciers est toujours possible. De toute façon, vu l’avancement de la saison, cette pêche se terminera naturellement dans peu de temps.

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