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MAQUEREAU : Les membres du Comité sont excédés des contrôles à répétition et des avertissements non justifiés

Le CA du Comité 50 s’est réuni à Granville le 6 octobre 2014.

MAQUEREAU : Les membres du Comité sont excédés des contrôles à répétition et des avertissements non justifiés qui se succèdent depuis une quinzaine de jours concernant la pêche du maquereau. C’est un avis ministériel publié au JO le 18 septembre qui a semé la confusion. Cet avis précise que le quota de maquereau est atteint pour une catégorie de professionnels, les non adhérents à une organisation de producteurs. La pêche du maquereau est cependant toujours possible pour les pros adhérents à une OP.

Quid de la pêche de loisir ? Une note de service de 2007 émanant de la Direction des Pêches du Ministère (DPMA) est pourtant très claire à ce sujet ; elle dit :

« La fermeture totale d’un quota doit s’entendre comme s’appliquant à tous les prélèvements, y compris ceux de la pêche non professionnelle. A l’inverse, la fermeture partielle d’un quota ne concernera que les professionnels visés par cette fermeture (les non adhérents aux organisations professionnelles par exemple), et non les plaisanciers. »

Par conséquent, la pêche du maquereau par les plaisanciers est toujours possible. De toute façon, vu l’avancement de la saison, cette pêche se terminera naturellement dans peu de temps.

Le Marin Port de Diélette : le chavirage d'une barge entraîne une pollution

Une barge de dragage du canal de Flamanville a chaviré dans le port de Diélette. (Photo B.Planchais/Marine nationale)

Le chavirage d'une barge, le dimanche 5 octobre vers 21h30, a entraîné une pollution du port de Diélette, dans la Manche. Des barrages flottants ont été mis en place dans la nuit pour la contenir.

Lundi matin, un survol par un hélicoptère de la Marine basé à Maupertus montrait la présence d'une nappe d'hydrocarbures de 200 m2. La barge, servant au dragage du canal de Flamanville, est couchée sur le côté à proximité du quai.

A l'origine de l'incident: un pied d'ancrage resté bloqué lors de la marée descendante dimanche soir et qui a eu pour conséquence de faire gîter la barge.

17 000 litres de gas-oil étaient stockés dans les réservoirs de l'embarcation. La préfecture de la Manche précisait lundi qu'il n'y avait pas de risque de pollution des eaux extérieures au port.

SRDAM : Le Comité 50 a été amené à donner son avis sur le Schéma Régional de Développement de l’Aquaculture Marine (SRDAM).

Le CA du Comité 50 s’est réuni à Granville le 6 octobre 2014.

SRDAM : Le Comité 50 a été amené à donner son avis sur le Schéma Régional de Développement de l’Aquaculture Marine (SRDAM). Le Comité 50 considère que les côtes du département sont largement pourvues en installations conchylicoles et se demande s’il est bien raisonnable d’en ajouter (capacité d’alimentation suffisante ?). Par ailleurs, à un moment où surgissent des  problèmes  de  cohabitation conchyliculture/pêche à pied, il n'est pas envisageable de « confisquer » de nouvelles surfaces aux pêcheurs à pied. Le Comité 50 se demande également si les Elus du littoral ont été consultés sur ce schéma.

Pour mémoire, le Comité 50 c’est 21 associations et 2 800 adhérents.

 

Nouvelles pêche de loisir dans la Manche - octobre 2014

IFREMER - Campagne de marquage de bars

Les marques sont introduites dans la cavité abdominale des poissons sous anesthésie. Électroniques, elles enregistrent toutes les minutes la température et la profondeur, afin de reconstruire les trajectoires des poissons.

L’IFREMER poursuit ses campagnes de marquage de bars : place au Capbreton (Landes) et à La Turballe (Loire-Atlantique), en ce début septembre, après Dunkerque et Saint-Quay-Portrieux en juin. Ces campagnes se dérouleront jusqu’en 2015, sur huit sites, de Dunkerque à Bayonne.

Objectif : marquer 1 200 bars adultes. Et les récupérer dans le temps : les pêcheurs professionnels et de loisirs obtiennent 100 euros pour le retour d’un poisson marqué. Finalité : mieux connaître et comprendre l’espèce et la structure de sa population. On ignore par exemple s’il existe une ou plusieurs populations distinctes en Atlantique nord-est, quels sont ses schémas migratoires, ses zones de reproduction et de nourrissage. L’enjeu : mieux gérer cette espèce, dont 8 000 tonnes sont pêchées par an sur la façade atlantique en France (5 000 tonnes par les professionnels et 3 000 par les pêcheurs de loisir) et 12 à 13 000 tonnes à l’échelle européenne.

Cette action fait partie du projet Bargip, conduit jusqu’en 20017 par l’IFREMER avec la DPMA, le CNPMEM et FFP (1). Des expériences-pilotes entre 2010 et 2012 menées avec le parc marin d’Iroise ont déjà permis, avec 250 bars marqués et 30 récupérés, de montrer que certains entreprennent des migrations hivernales sur de grandes distances pour se reproduire, avant de revenir en mer d’Iroise l’année suivante.

(1) Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, Comité national des pêches maritimes et des élevages marins et association France filière pêche.

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