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SRDAM : Le Comité 50 a été amené à donner son avis sur le Schéma Régional de Développement de l’Aquaculture Marine (SRDAM).

Le CA du Comité 50 s’est réuni à Granville le 6 octobre 2014.

SRDAM : Le Comité 50 a été amené à donner son avis sur le Schéma Régional de Développement de l’Aquaculture Marine (SRDAM). Le Comité 50 considère que les côtes du département sont largement pourvues en installations conchylicoles et se demande s’il est bien raisonnable d’en ajouter (capacité d’alimentation suffisante ?). Par ailleurs, à un moment où surgissent des  problèmes  de  cohabitation conchyliculture/pêche à pied, il n'est pas envisageable de « confisquer » de nouvelles surfaces aux pêcheurs à pied. Le Comité 50 se demande également si les Elus du littoral ont été consultés sur ce schéma.

Pour mémoire, le Comité 50 c’est 21 associations et 2 800 adhérents.

 

Nouvelles pêche de loisir dans la Manche - octobre 2014

IFREMER - Campagne de marquage de bars

Les marques sont introduites dans la cavité abdominale des poissons sous anesthésie. Électroniques, elles enregistrent toutes les minutes la température et la profondeur, afin de reconstruire les trajectoires des poissons.

L’IFREMER poursuit ses campagnes de marquage de bars : place au Capbreton (Landes) et à La Turballe (Loire-Atlantique), en ce début septembre, après Dunkerque et Saint-Quay-Portrieux en juin. Ces campagnes se dérouleront jusqu’en 2015, sur huit sites, de Dunkerque à Bayonne.

Objectif : marquer 1 200 bars adultes. Et les récupérer dans le temps : les pêcheurs professionnels et de loisirs obtiennent 100 euros pour le retour d’un poisson marqué. Finalité : mieux connaître et comprendre l’espèce et la structure de sa population. On ignore par exemple s’il existe une ou plusieurs populations distinctes en Atlantique nord-est, quels sont ses schémas migratoires, ses zones de reproduction et de nourrissage. L’enjeu : mieux gérer cette espèce, dont 8 000 tonnes sont pêchées par an sur la façade atlantique en France (5 000 tonnes par les professionnels et 3 000 par les pêcheurs de loisir) et 12 à 13 000 tonnes à l’échelle européenne.

Cette action fait partie du projet Bargip, conduit jusqu’en 20017 par l’IFREMER avec la DPMA, le CNPMEM et FFP (1). Des expériences-pilotes entre 2010 et 2012 menées avec le parc marin d’Iroise ont déjà permis, avec 250 bars marqués et 30 récupérés, de montrer que certains entreprennent des migrations hivernales sur de grandes distances pour se reproduire, avant de revenir en mer d’Iroise l’année suivante.

(1) Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, Comité national des pêches maritimes et des élevages marins et association France filière pêche.

Le Marin - L’espoir de repêcher la raie brunette

Pêcheurs et scientifiques ont étudié la raie brunette et espèrent convaincre l’Union européenne de rouvrir cette pêcherie:

Les pêcheurs ont de quoi argumenter pour demander à la Commission européenne de rouvrir en 2015 la pêche à la raie brunette, interdite en 2009. Les études scientifiques conduites tant en Manche qu’en Atlantique - RaieBeca, Recoam et Raimouest - ont déjà convaincu le CIEM de distinguer différents stocks en Europe.

Grâce aux marquages et recaptures de raies effectuées par les pêcheurs et scientifiques, l’abondance du stock de raie brunette du golfe de Gascogne a ainsi pu être évaluée. Et surtout, elle semble en hausse. Ces résultats ont été présentés fin juin au CIEM qui publiera en octobre son rapport, base pour les avis de quotas.

Ces études ont aussi permis aux pêcheurs d’ajuster leurs propositions de mesures de gestion : taille minimale, quota, période de pêche, navires autorisés... Dans les régions Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine, les captures de raie brunette avant l’interdiction ont été évaluées autour de 100 tonnes par an pour un chiffre d’affaires d’environ 300 000 euros.

NATURA 2000 Est-Cotentin

Après les propositions inacceptables faites par l’Administration en février dernier, le CPML 50 a vivement réagi : conférence de presse pour dénoncer ces propositions, contact avec les députés Geneviève GOSSELIN-FLEURY (Cherbourg), Philippe GOSSELIN (St-Lô/Carentan) et Stéphane TRAVERT (Coutances/Valognes) qui nous ont tous apporté leur soutien. Demande d’audience (acceptée) auprès du Préfet Maritime et de la Préfète de la Manche. Distribution de 7 000 flyers à St-Vaast et lors du salon nautique de Cherbourg. L’Administration a donc revu ses propositions à la baisse.

La dernière réunion du groupe de travail s’est tenue aux Veys le 27 mai. En voici le compte rendu :

« Les services de l’Etat, Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) de Basse-Normandie et Agence des Aires Marines Protégées (AAMP) ont présenté mardi 27 mai au manoir de Cantepie (Manche) leurs nouvelles propositions revues très nettement à la baisse par rapport à celles du 18 février, mais toujours insuffisantes.

Les associations de pêche de loisir, Comité Départemental Manche de la Pêche Maritime de Loisir (Comité 50), plaisanciers de St-Vaast-la-Hougue, du Cotentin (APPC), de Barfleur et de Gatteville, CD 14, adhérentes à la Fédération Nationale des Pêcheurs Plaisanciers et Sportifs de France (FNPPSF), mais aussi Fédération de Chasse Sous-Marine Passion (FCSMP) et Fédération Nautique de Pêche Sportive en Apnée (FNPSA) qui ont travaillé en parfaite harmonie dans cette affaire, tiennent à souligner qu’elles n’adhèrent pas à la plupart des propositions d’ensemble faites par la DREAL et l’AAMP.

Ces associations  ont conscience de la nécessité d’une pêche écoresponsable mais ne peuvent admettre des interdictions arbitraires et sans justification scientifique.

Pour la pointe du Hoc, peu d’observations ont été formulées sur la proposition d’interdire toute pêche sur une longueur d’un kilomètre le long de la pointe et sur une largeur de 200 mètres vers le large.

Pour les îles St-Marcouf, demande a été faite d’opérer un glissement du carré de zone de pêche interdite autour de l’île de Terre vers le sud-ouest de façon à permettre le passage entre les deux îles avec une ligne de traîne. L’île de Terre reste interdite au débarquement.

Pour la baie des Veys, il y a eu de grosses discussions. La zone d’interdiction a été réduite par rapport à l’origine, mais est-il pertinent de mettre en place des interdictions  pour des activités (pêche à la ligne du bord et embarquée, pêche sous-marine non pratiquée dans cette zone) qui n’ont aucun impact sur l’environnement ? Nous avons d’ailleurs été  suivis dans cette logique par la représentante d’Ifremer.

Pour la zone de St-Vaast, là encore la zone a été considérablement réduite et les mêmes observations que pour la baie des Veys ont été formulées. La zone proposée concerne l’estuaire de la Saire limitée à l’est par une ligne allant de Tatihou à la balise du Vitéquet. Reste le problème de la pêche du bord sur la longue rive et côté sud de la pointe de Saire où il a été demandé un déplacement vers le sud de la limite d’interdiction pour permettre aussi la circulation des bateaux mis à l’eau à la cale de Jonville. Apparemment la demande pour la longue rive a déjà été prise en compte mais se pose le problème des différents niveaux d’eau selon les marées puisque la mer n’atteint pas la digue à toutes les marées.

 

En conclusion, nous avons noté une avancée par rapport aux propositions d’origine. La DREAL et l’AAMP ont enregistré toutes les doléances sans apporter de réponses fermes. Ces organismes travailleront cet été sur les remarques formulées et produiront de nouveaux documents qui seront examinés en comité de pilotage à l’automne. Nous avons fait part aux représentants de l’Etat de l’extrême tension qui règne sur la côte est.

Ce qui vient de se passer en baie de Seine Occidentale risque de se reproduire ailleurs.

Pour info, tous les services de l’Etat étaient présents ; en plus de la DREAL et de l’AAMP, il y avait la DIRM du Havre, la DML de Cherbourg, la Préfecture Maritime et Ifremer.

Des professionnels de St-Vaast et Grandcamp étaient également présents et ont remis en cause les mesures coquilles St-Jacques.

Des élus, Président de la Communauté de Communes du Val-de-Saire et son premier Vice-Président, Maires-Adjoints de St-Vaast, Barfleur et Fermanville, sont allés dans notre sens ainsi que le Président de l’association de chasse de la baie des Veys.

D’autres associations,  environnementales, comme le Groupe Ornithologique Normand (GNOm) et le Comité Régional d’Etude pour la Protection et l’Aménagement de la Nature en Basse-Normandie (CREPAN) ont fait quelques observations par rapport à la nidification des oiseaux, notamment le GONm.

Enfin le représentant de l’association des Amis de l’île du Large de St-Marcouf a exprimé quelques craintes quant à l’avenir du chantier de rénovation de l’ancien fort et des visites touristiques qui pourraient être organisées par la suite.

Les dernières propositions qui datent du 25 juillet reprennent les demandes formulées aux Veys sauf la pêche à la ligne du bord sur le côté sud de la pointe de Saire.

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