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Les pêcheurs de loisir refusent les zones de non-pêche

Les associations de pêcheurs de loisir sont très hostiles au projet prévoyant des zones de non-pêche autour des îles Saint-Marcouf, dans la baie des Veys, à la pointe du Hoc et sur toute la zone allant de la pointe de Saire au sud de Saint-Vaast.

 Sur l'invitation de Gilbert Joret, président de l'association des pêcheurs usagers du port de Querqueville, le comité départemental de la pêche maritime de loisir de la Manche (CPML50) s'est réuni lundi 24 février à Querqueville. Plus de 50 représentants de toutes les associations des pêcheurs du département étaient présents. Le président du comité, Jean Lepigouchet, a résumé les débats : « Un nouveau pavé vient d'être lancé par l'Agence des aires marines protégées (AAMP).

Dans le cadre de la procédure Natura 2000 en mer, une réunion du comité de pilotage du site « Baie de Seine occidentale ›› a eu lieu. UAAMP. A communiqué sans qu'aucune discussion n'ait eu lieu sur le sujet, diverses mesures. Cette agence propose brutalement des mesures de gestion visant à créer des zones de non-pêche en des lieux fréquentés habituellement par les pêcheurs de loisir! ›› Le nouveau texte prévoit que la pêche du bord, la pêche embarquée et la pêche sous-marine seraient interdites dans quatre zones : les îles Saint-Marcouf, la baie des Veys, la pointe du Hoc (dans le calvados) et toute la zone allant de la pointe de Saire au sud de Saint-Vaast-la-Hougue. Le comité dénonce cette situation qui revient à priver bon nombre de pêcheurs de leur loisir favori avec toutes les conséquences économiques qui en découlent.  « Inefficace! ››, « Qu'est-ce qui peut motiver une telle mesure? S'est interrogé, le président. La directive-cadre européenne Stratégie pour le milieu marin impose certes à la France la création de réserve mais la plupart des études montrent l’inefficacité d'une telle mesure!››.

Selon le comité, il serait plus efficace de fixer des tailles réglementaires en adéquation avec la biologie des espèces, d'instaurer un vrai repos biologique en particulier pour le bar (pas de pêche intensive sur les regroupements de bars pendant les périodes de frai), de favoriser la mise en place de récifs artificiels...

Les représentants de la pêche de loisir proposent aussi l'arrêt immédiat de la pêche sur les frayères, harmonisations des tailles pour les professionnels et les plaisanciers. Arrêt immédiat du chalutage dans la bande côtière des zones des 3 miles.

Depuis de nombreuses années, les associations de pêche de loisir multiplient d'ailleurs les documents d'information et de sensibilisation à ces bonnes pratiques à destination des pêcheurs de loisir. « En quoi les pêcheurs à la  ligne du bord, en bateau ou sous-marins, sont-ils une menace pour les espèces devant Saint-Vaast?

Ce n'est pas sérieux! ››, a-t-on entendu lors de la réunion. Si l'interdiction devait se confirmer, la pèche à la ligne serait interdite de jetée ou de plage, les petits bateaux ou pêcheurs sous-marin obligés de parcourir une distance' beaucoup plus importante.

 

 

Pêche à pied dans les moulières

 

« C’est un sujet particulièrement sensible dans la Manche : l’estran des côtes ouest et est du département, à quelques exceptions près, est « planté » d’une forêt de bouchots et de tables à huîtres rendant presqu’inévitables les conflits d’usage. Devant la recrudescence de ces conflits qui restent malgré tout marginaux et avant que cela ne prenne une tournure dommageable, le CPML 50 a pris l’initiative d’une réunion avec les représentants du Comité Régional Conchylicole (CRC) et les autres associations de pêche à pied du département ; celle-ci s’est tenue à Gouville-sur-mer le 24 octobre et animée par le chef du pôle « cultures marines » de la Délégation à la Mer et au Littoral (DML) de Cherbourg. Le but de la rencontre était d’exposer les problèmes rencontrés de part et d’autre et de tenter de trouver des solutions pour apaiser les conflits. Evidemment le comportement de quelques indélicats qui « prélèvent » sur les bouchots a fini par agacer les mytiliculteurs dont certains, s’appuyant sur un décret de 1983, interdisent purement et simplement, parfois manu-militari, l’accès à leurs concessions. Les responsables des associations de pêche à pied ont fait valoir que, compte tenu de la configuration de la côte, on ne pouvait pas interdire cet accès. Ceux de la conchyliculture sont d’accord mais cela doit se faire dans le respect mutuel. Finalement, il a été décidé de mettre en place une campagne de sensibilisation orchestrée par la DML : articles de presse avant les marées rappelant que le prélèvement sur les installations constitue un vol passible de lourdes amendes ; mise en place de panneaux ; information de la part des associations envers leurs adhérents. D’autres rencontres sont prévues. »

C’est ce que nous écrivions il y a un an ! La situation a-t-elle évolué ?

Pas vraiment.

Deux textes s’opposent :

  • L’arrêté  pêche à pied Manche n° 127/2008 qui interdit la pêche des moules à moins de 3 mètres des lignes de bouchots et celles des huîtres creuses à moins de 3 mètres des concessions de culture et d’entreposage d’huîtres. En aucun cas, la pêche d’autres espèces et le passage ne sont interdits dans les moulières par cet arrêté.
  • Le décret n° 83-228 du 22 mars 1983 fixant le régime de l’autorisation des exploitations de cultures marines qui, dans son article 13, stipule que « le cahier des charges prévoit, le cas échéant, un droit de passage, notamment pour la desserte des concessions voisines enclavées ».
  • D’où des différences d’interprétation.
  • C’est la circulaire n° 33973 du 24 octobre 2011 (qui n’a aucun caractère réglementaire) de la DPMA qui a semé le trouble :

« Ainsi, le droit de passage sur le domaine public maritime doit donc être compris, lorsqu’il s’agit de concessions de cultures marines, comme un droit d’accès restreint aux seuls chemins d’accès prévus dans l’acte de concession, les parcs étant alors interdits d’accès au public ou à tout autre concessionnaire. Cette interdiction peut se matérialiser par des panneaux d’interdiction, que je vous incite à installer si le besoin s’en fait sentir. » A nos yeux, il s’agit bien d’une interprétation.

 

  • Autre élément à prendre en compte :
    • les concessions de moules qui étaient délivrées au mètre linéaire, le seraient dorénavant à la surface.
    • Le décret du 29 février 2012 (cadastre conchylicole) oblige à prévoir des passages balisés.

 Que demandons-nous ?

    • Le statuquo compte tenu de la configuration de nos côtes.
    • Une réunion d’urgence avec la profession et l’Administration.

    Vue du ciel d'une possible zone interdite à la pêche de loisir à pied !!


    Le CPML50 et tous les pêcheurs de loisir de la Manche attendent votre soutient!

Retour sur l'assemblée générale du CPML50

Samedi 14 décembre, se tenait salle de l'Europe à Tourlaville la dixième assemblée générale du Comité Départemental de la Pêche Maritime de Loisir ......

Nouvelles pêche de loisir dans la Manche - Décembre 2013

Le mot du Président

Le 14 décembre prochain, à 10h à la salle de l’Europe à Tourlaville, le Comité Départemental Manche de la Pêche Maritime de Loisir (CPML 50) tiendra sa dixième assemblée générale. En effet, le Comité 50 a été créé en novembre 2002 sur l’initiative de six associations : l’Association des Pêcheurs Plaisanciers du Cotentin (APPC), le Comité des Pêcheurs Amateurs Granvillais (CPAG), l’association des Plaisanciers Usagers du Port de Querqueville (APUPQ), l’Association des Pêcheurs Plaisanciers et à Pied de la Côte Ouest (APPPCO Créances), l’Association des Plaisanciers de Port-Diélette (APPD) et l’Association des Usagers du Port de Roubari de Gatteville. La première AG s’était tenue à Diélette en janvier 2004. Depuis quatorze autres associations ont rejoint le Comité 50 et sa compétence territoriale s’étend de la baie des Veys à la baie du mont St-Michel. Les préoccupations du CPML 50 concernent la pêche embarquée, la pêche à pied et la pêche du bord. Aujourd’hui, ce sont quelques 2 800 adhérents qui disposent d’un organisme représentatif auprès de nombreuses instances, administrations, collectivités territoriales, organismes scientifiques, associations diverses, etc.

En présence de nombreux élus et représentants de l’administration, les sujets « brûlants » de l’actualité seront abordés : projet de nouvel arrêté pour la pêche à pied, projet qui soulève pas mal d’oppositions ; accès des pêcheurs à pied aux installations conchylicoles, contrôles des pêcheurs de loisir, gestion du bar, etc… et toutes questions que les adhérents pourront poser aux personnalités présentes.

Alors, rendez-vous le 14 décembre.

Jean LEPIGOUCHET,

Président CPML 50.

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